Introduction
Les enlèvements internationaux d’enfants font la manchette depuis quelque temps. En effet, Bernard Bigras, député bloquiste de Rosemont-Petite-Patrie demande la création d’une nouvelle loi concernant les enlèvements d’enfants par un parent qui les conduit dans un autre pays. M. Bigras connaît bien cette situation puisque sa conjointe, divorcée d’un canadien d’origine égyptienne, vit présentement dans l’angoisse de voir son fils de trois ans enlevé par son père et amené de force en Égypte.
Ce que M. Bigras demande, c’est que le gouvernement canadien fasse « des démarches en vue d'accroître le nombre de pays signataires de la Convention de La Haye (54 pays à l'heure actuelle) et à signer des ententes bilatérales exécutoires avec les pays récalcitrants (voir article). » Mais M. Bigras et sa conjointe ne sont malheureusement pas les seuls à vivre cet enfer. En 1999, on comptait plus de 360 cas d’enfants enlevés par un des parents.
Cet exemple démontre ici un type d’enlèvement, qui est celui commis par un parent à l’endroit de son enfant. Par contre, dans ce travail, nous verrons que d’autres types d’infractions relatives à l’enlèvement peuvent aussi être considérés dans l’analyse de ce phénomène. Les parties suivantes feront donc état de la définition légale de l’enlèvement selon le Code criminel et de la littérature sur le sujet. Par la suite, l’analyse des tendances des crimes d’enlèvement, au Québec comme au Canada, sera exposée, suivie de l’analyse de la structure de cette criminalité. Puis, une analyse spatiale du phénomène suivra pour terminer avec quelques exemples d’enlèvements bien connus.